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Ce pays où les sens sont en mode de pure exaltation et le conditionnement en permanente réhabilitation. J’utilise fréquemment la métaphore du micro-onde…
Pour la quatrième année consécutive, j’ai quitté les froids du Québec pour venir séjourner dans deux villes rurales pour une durée de six mois. La première au sud, Tiruvannamalai, ville sainte vibrant au rythme des pleines lunes, du mont sacré Arunachala et du ashram de Ramana – une des nombreuses destinations du tourisme spirituel – compte environ 146 000 habitants. La seconde au nord, Rishikesh, enveloppée par l’Himalaya et bordé par le Gange – compte quant à elle quelques 105 000 habitants.

L’ouïe est le premier sens à être mis au défi. Déjà dans le sud aux petites heures du matin, l’appel à la prière des mosquées s’entremêlent aux cris des coqs, superposé par le concert quotidien des femmes sur les toits battant les vêtements sur la pierre. Tout au long de la journée, les différents livreurs en moto (lait, yaourt, fruits, légumes, fleurs, objets pour les offrandes) ponctuent et indiquent approximativement l’heure de la journée.
À chaque mois, l’Inde célèbre une divinité et c’est la fête pour les enfants qui semblent conserver une bonne réserve de pétards. Les indiens rendent aussi hommage à leurs défunts. Durant trois jours, les tamtams et tambours résonnent dans le quartier. Les mariages sont aussi célébrés en général le soir et la nuit sur une période de trois jours.

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